Au 12:45 de la RTS pour les 20 ans de l’Initiative des Alpes

Le 20 février au téléjournal 12:45 de la RTS pour faire le bilan, 20 ans après l’acceptation par le peuple de l’initiative des Alpes.
Le peuple l’a dit et confirmé : il veut une protection des Alpes, une limitation du trafic de transit dans nos régions alpines et le transfert de la route vers le rail pour le trafic de marchandises. Sa volonté doit enfin être respectée !

L’invité de la rédaction au Journal du Matin (RTS)

J’ai eu le plaisir d’être l’invité de la rédaction du Journal du Matin de la RTS le 20 février.
Au programme : 25 minutes de discussion sur l’Initiative des Alpes (votée par le peuple en 1994 mais toujours pas vraiment appliquée), la loi d’application de l’initiative Weber, le mode de scrutin électoral en Valais, le futur de la Suisse, les relations avec l’Europe ou encore l’enseignement des langues.

20 ans de l’Initiative des Alpes

En 1994, le peuple acceptait l’Initiative des Alpes et ancrait dans la Constitution la protection des Alpes, la limitation du trafic de transit dans les zones alpines et le transfert de la route vers le rail pour les marchandises transitant d’une frontière à l’autre de notre pays.
Depuis, le Conseil fédéral et le Parlement ont tout fait pour retarder l’application de cet article constitutionnel et remettre en question le choix populaire.
D’importants investissements ont été réalisés dans les Nouvelles Lignes Ferroviaires à travers les Alpes (NLFA). Les Valaisan-ne-s peuvent déjà en apprécier les conséquences, avec le tunnel du Lötschberg.
Toutefois, les objectifs de limitation du nombre de poids lourds transitant par les Alpes ne sont toujours pas respectés et on parle même aujourd’hui de construire un 2e tube routier au Gothard. Ce manque de respect de la volonté populaire et de la Constitution n’est pas acceptable!

Pour les 20 ans de l’acceptation du texte, l’Initiative des Alpes (dont je suis membre du comité) organisait une conférence de presse à Berne. Voici mon intervention, en français et en allemand.

14.02.20_20ansinitiativedesalpesfr

OUI à FAIF – Pour le Valais et la Suisse

Le projet FAIF (financement et aménagement de l’infrastructure ferroviaire) est un contre-projet direct à l’initiative populaire « Pour les transports publics », déposée en 2010 par l’ATE et plusieurs organisations partenaires, dont le syndicat du personnel des transports (SEV). Il est donc le fruit de négociations et d’un compromis au Parlement fédéral. Et je crois pouvoir dire que nous avons devant nous un projet équilibré, ambitieux et surtout nécessaire pour notre pays.


Une chose est claire : les Suisses adorent le train et l’utilisent énormément. Ils sont attachés à des transports publics sûrs et de qualité.


Et la mobilité ne cesse de croître. Chaque jour, dans notre pays, 3,7 millions de personnes « pendulent » entre leur domicile et leur lieu de travail. Une grande partie d’entre elles le fait en transports publics et cela est évidemment positif. Les transports publics consomment moins d’énergie, produisent moins de CO2 que le trafic individuel et sont essentiels pour protéger notre environnement.


Toutefois, ces transports publics de qualité demandent des moyens. Actuellement, avec l’augmentation de l’utilisation des chemins de fer, le réseau est surchargé. Il en résulte des goulets d’étranglement dans certaines zones et les places assises viennent à manquer aux heures de pointe. Il n’est pas possible d’augmenter les cadences sans nouveaux investissements.


Pour la totalité des trains voyageurs et marchandises, la Suisse présente même la densité la plus élevée au monde. Rien ne laisse présager d’une inversion de la tendance actuelle, vu notre croissance économique et démographique. Des investissements sont donc aujourd’hui devenus nécessaires et urgents pour répondre à la demande et assurer des transports publics de qualité.


Le projet FAIF permettra justement d’éliminer les goulets d’étranglement les plus importants et offrira de meilleures liaisons aux voyageurs, plus de places assises ainsi que des diminutions du temps de trajet. Enfin – et cela me tient à cœur comme membre du comité de l’Initiative des Alpes – FAIF assurera les capacités nécessaires au trafic de marchandises. Le projet permettra en effet un renforcement du transfert de la route au rail grâce au développement des tronçons ferroviaires de transit de marchandises. Cela est nécessaire, tant du point de vue écologique que dans l’intérêt des travailleurs. Il est en effet clair que le trafic de marchandises continuera d’augmenter ces prochaines années et que, sans un sérieux transfert vers le rail, la situation deviendra insupportable sur les routes et les conditions de travail des chauffeurs de camion seront toujours plus dangereuses.


Le projet FAIF permettra justement d’éliminer les goulets d’étranglement les plus importants et offrira de meilleures liaisons aux voyageurs, plus de places assises ainsi que des diminutions du temps de trajet. Enfin – et cela me tient à cœur comme membre du comité de l’Initiative des Alpes – FAIF assurera les capacités nécessaires au trafic de marchandises. Le projet permettra en effet un renforcement du transfert de la route au rail grâce au développement des tronçons ferroviaires de transit de marchandises. Cela est nécessaire, tant du point de vue écologique que dans l’intérêt des travailleurs. Il est en effet clair que le trafic de marchandises continuera d’augmenter ces prochaines années et que, sans un sérieux transfert vers le rail, la situation deviendra insupportable sur les routes et les conditions de travail des chauffeurs de camion seront toujours plus dangereuses.

Le projet FAIF assure un financement durable et prévoit une amélioration de l’offre dans toutes les régions de Suisse. La Suisse romande a particulièrement besoin de ces moyens pour rattraper les investissements. Les Valaisan-ne-s seront directement gagnants en cas de OUI. Sans FAIF, nous ne pourrons augmenter le nombre de trains vers le Valais ni la sécurité de ce réseau.


Le 9 février, c’est la mobilité de notre pays qui est en jeu. On ne peut en effet se dire favorable aux transports publics si l’on ne se donne pas les moyens de les financer.


Enfin, les transports publics sont essentiels pour les travailleurs de ce pays. Comme président de l’Union syndicale valaisanne (USVs), il me tient à cœur de relever l’importance des TP pour l’emploi. Leur place est en effet centrale dans l’économie helvétique. La qualité des transports publics est également primordiale pour tous ceux – et ils sont nombreux ! – qui les utilisent quotidiennement pour se rendre sur leur lieu de travail. Les pendulaires ont le droit à des transports publics fiables, sûrs, ponctuels et de qualité.

Surtout, les transports publics représentent plus de 100’000 places de travail dans notre pays. FAIF permettra de consolider cette situation en créant de nouveaux emplois garantis sur le long terme. Grâce à un financement durable de l’entretien et de l’aménagement du trafic ferroviaire, le train restera concurrentiel. Le personnel des transports sera donc mieux protégé contre d’éventuels démantèlements.


Alors que nous voterons également le 9 février sur une initiative qui pose la question de la croissance démographique (qui est intimement liée à la croissance économique de notre pays), FAIF répond justement aux besoins de la population en termes de transports publics.

OUI à FAIF – pour le Valais et la Suisse !