Le projet FAIF (financement et aménagement de l’infrastructure ferroviaire) est un contre-projet direct à l’initiative populaire « Pour les transports publics », déposée en 2010 par l’ATE et plusieurs organisations partenaires, dont le syndicat du personnel des transports (SEV). Il est donc le fruit de négociations et d’un compromis au Parlement fédéral. Et je crois pouvoir dire que nous avons devant nous un projet équilibré, ambitieux et surtout nécessaire pour notre pays.
Une chose est claire : les Suisses adorent le train et l’utilisent énormément. Ils sont attachés à des transports publics sûrs et de qualité.
Et la mobilité ne cesse de croître. Chaque jour, dans notre pays, 3,7 millions de personnes « pendulent » entre leur domicile et leur lieu de travail. Une grande partie d’entre elles le fait en transports publics et cela est évidemment positif. Les transports publics consomment moins d’énergie, produisent moins de CO2 que le trafic individuel et sont essentiels pour protéger notre environnement.
Toutefois, ces transports publics de qualité demandent des moyens. Actuellement, avec l’augmentation de l’utilisation des chemins de fer, le réseau est surchargé. Il en résulte des goulets d’étranglement dans certaines zones et les places assises viennent à manquer aux heures de pointe. Il n’est pas possible d’augmenter les cadences sans nouveaux investissements.
Pour la totalité des trains voyageurs et marchandises, la Suisse présente même la densité la plus élevée au monde. Rien ne laisse présager d’une inversion de la tendance actuelle, vu notre croissance économique et démographique. Des investissements sont donc aujourd’hui devenus nécessaires et urgents pour répondre à la demande et assurer des transports publics de qualité.
Le projet FAIF permettra justement d’éliminer les goulets d’étranglement les plus importants et offrira de meilleures liaisons aux voyageurs, plus de places assises ainsi que des diminutions du temps de trajet. Enfin – et cela me tient à cœur comme membre du comité de l’Initiative des Alpes – FAIF assurera les capacités nécessaires au trafic de marchandises. Le projet permettra en effet un renforcement du transfert de la route au rail grâce au développement des tronçons ferroviaires de transit de marchandises. Cela est nécessaire, tant du point de vue écologique que dans l’intérêt des travailleurs. Il est en effet clair que le trafic de marchandises continuera d’augmenter ces prochaines années et que, sans un sérieux transfert vers le rail, la situation deviendra insupportable sur les routes et les conditions de travail des chauffeurs de camion seront toujours plus dangereuses.
Le projet FAIF permettra justement d’éliminer les goulets d’étranglement les plus importants et offrira de meilleures liaisons aux voyageurs, plus de places assises ainsi que des diminutions du temps de trajet. Enfin – et cela me tient à cœur comme membre du comité de l’Initiative des Alpes – FAIF assurera les capacités nécessaires au trafic de marchandises. Le projet permettra en effet un renforcement du transfert de la route au rail grâce au développement des tronçons ferroviaires de transit de marchandises. Cela est nécessaire, tant du point de vue écologique que dans l’intérêt des travailleurs. Il est en effet clair que le trafic de marchandises continuera d’augmenter ces prochaines années et que, sans un sérieux transfert vers le rail, la situation deviendra insupportable sur les routes et les conditions de travail des chauffeurs de camion seront toujours plus dangereuses.
Le projet FAIF assure un financement durable et prévoit une amélioration de l’offre dans toutes les régions de Suisse. La Suisse romande a particulièrement besoin de ces moyens pour rattraper les investissements. Les Valaisan-ne-s seront directement gagnants en cas de OUI. Sans FAIF, nous ne pourrons augmenter le nombre de trains vers le Valais ni la sécurité de ce réseau.
Le 9 février, c’est la mobilité de notre pays qui est en jeu. On ne peut en effet se dire favorable aux transports publics si l’on ne se donne pas les moyens de les financer.
Enfin, les transports publics sont essentiels pour les travailleurs de ce pays. Comme président de l’Union syndicale valaisanne (USVs), il me tient à cœur de relever l’importance des TP pour l’emploi. Leur place est en effet centrale dans l’économie helvétique. La qualité des transports publics est également primordiale pour tous ceux – et ils sont nombreux ! – qui les utilisent quotidiennement pour se rendre sur leur lieu de travail. Les pendulaires ont le droit à des transports publics fiables, sûrs, ponctuels et de qualité.
Surtout, les transports publics représentent plus de 100’000 places de travail dans notre pays. FAIF permettra de consolider cette situation en créant de nouveaux emplois garantis sur le long terme. Grâce à un financement durable de l’entretien et de l’aménagement du trafic ferroviaire, le train restera concurrentiel. Le personnel des transports sera donc mieux protégé contre d’éventuels démantèlements.
Alors que nous voterons également le 9 février sur une initiative qui pose la question de la croissance démographique (qui est intimement liée à la croissance économique de notre pays), FAIF répond justement aux besoins de la population en termes de transports publics.
OUI à FAIF – pour le Valais et la Suisse !

